Numérique, wifi, téléphone, les ondes à l’école

Information

  • Auteurs : Christophe Charroud, Espé, univ. Grenoble Alpes & Pascale Choucroun, Centre de Pathologies Environnementales et Professionnelles, CHRU de Brest.
  • Date de création : Avril 2016
  • Date de modification :  24 mars 2020.
  • Résumé : Tablettes, objets connectés, wifi, Bluetooth… Ces technologies génératrices d’ondes électromagnétiques sont aujourd’hui dans les établissements scolaires, ont-elles des effets sur la santé ? Sont-elles les seules à générer des ondes ? Ce document est destiné à vous fournir des éléments scientifiques basés sur des études cliniques afin que vous puissiez vous forger un avis vis-à-vis de l’usage de ces technologies.
  • Avertissement : Ce document présente un ensemble de mesures physiques et de résultats cliniques sur les effets physiologiques induits par le rayonnement électromagnétique sur les êtres humains. Les résultats et conclusions présentés correspondent aux travaux publiés à la dernière date de mise à jour de ce document, de nombreuses études sont en cours, elles sont susceptibles d’apporter de nouveaux éléments dont il conviendra de tenir compte.
  • Licence : Document placé sous licence Creative Commons : BY-NC-SA.

Introduction

Aujourd’hui nous utilisons de plus en plus d’objets connectés sans fil, ces objets communicants échangent des donnés ou transfèrent de l’énergie via une technologie utilisant des ondes électromagnétiques. Ces objets connectés ne sont pas les seuls à produire des rayonnements électromagnétiques en effet tous les équipements et appareils transportant ou utilisant l’énergie électrique en produisent. La multiplication des sources productrices de rayonnements électromagnétique conduit à utiliser le terme de pollution électromagnétique.

Bien que non perceptibles, les rayonnements électromagnétiques sont présents partout dans l’environnement, les établissements scolaires n’échappent pas à cette exposition, il est légitime de s’interroger sur les effets physiologiques et les pathologies potentiellement provoquées par cette pollution électromagnétique. Une simple recherche sur l’internet donne pléthore de résultats aux conclusions dissonantes, nous nous attacherons ici à rassembler des résultats issus de la recherche et d’essais cliniques ce qui doit leur assurer indépendance fiabilité et véracité.

De quoi parle-t-on ?

Toute installation électrique crée dans son voisinage un champ électromagnétique, composé

  • d’un champ électrique dont l’intensité est mesurée en volts par mètre (V/m)
  • d’un champ magnétique dont l’intensité se mesure en microteslas (µT)

Les ondes électromagnétiques générées se propagent selon des fréquences différentes allant des basses fréquences générées par les lignes électriques aux très hautes fréquences générées par les ultraviolets pour les rayonnements dits non ionisants, au-delà il s’agit de rayonnements dits ionisants qui ne sont pas abordés dans ce document. Les ondes wifi, la téléphonie 4g ou encore la lumière visible font donc partie des ondes étudiées dans ce document.

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Source : Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire

Les émetteurs de rayonnements électromagnétiques peuvent être classés comme :

  • Émetteur volontaire; c’est à dire un équipement dont sa fonction est d’émettre un champ électromagnétique dans un but de télécommunication (Emetteur TV, routeur wifi, Émetteur radio, téléphonie mobile…), ou d’action sur la matière (four à micro-onde, plaque à induction…).
  • Émetteur involontaire dans le cas d’équipement dont sa fonction n’est pas d’émettre un champ électromagnétique. Cet équipement produit des perturbations inhérentes à son fonctionnement et provenant de ses composants (fréquences d’horloge, commutations d’énergie, circulation de courant fort, tensions élevés…).

Comment les rayonnements électromagnétiques peuvent-ils affecter ma santé?

Un être vivant peut être considéré globalement comme un ensemble de processus électriques en interaction avec des mécanismes biochimiques. De plus, il est ouvert à son environnement et interagit sans cesse avec lui. C’est par le biais de ces interactions avec nos processus électriques et biochimiques que les rayonnements électromagnétiques peuvent interagir, en bien ou en mal, avec notre santé.

Paramètres à prendre en compte

Lorsqu’on cherche à analyser les effets de la pollution électromagnétique sur l’être humain, il faut prendre en compte :

  • La durée d’exposition.

  • La valeur des champs électriques et magnétiques auxquels on est soumis.

    • La valeur des champs électriques et magnétiques est fonction de l’émetteur ou source d’émission et surtout de la distance entre la source et la personne.
    • Par exemple si vous êtes sous une ligne électrique 20 000 volts que l’on trouve régulièrement en environnement urbain ou rural vous êtes soumis à un champ électrique de 250 V/m, ce champ n’est plus que de 10 V/m à une distance de 30m et il est quasi indétectable à une distance de 100m.
  • La fréquence de ces champs électromagnétiques

Quelles sources de rayonnements électromagnétiques dans les classes ?

En milieu scolaire, mais pas seulement, un rapide examen visuel des lieux nous permet de constater la présence de sources de rayonnements électromagnétiques à l’extérieur comme à l’intérieur même des bâtiments. Le tableau ci-dessous donne quelques valeurs de mesures (origine de la mesure indiquée entre parenthèses)

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Effets physiologiques chez l’homme

Il est assez difficile de tirer des conclusions stables et étayés sur les effets physiologiques des champs électromagnétiques chez l’homme, il y a beaucoup d’expérimentations mais peu d’études épidémiologiques avec des effectifs et une durée d’observation suffisants, ce qui donne des résultats controversés et parfois contradictoires.

On raconte que…

Suite à une exposition aux champs électromagnétique il a été rapporté une liste de troubles non spécifiques plus ou moins bénins (fatigue, irritabilité, troubles de la concentration et de la mémoire, trouble du sommeil, troubles de l’appétit et de la digestion, maux de tête, vertiges, douleurs, anxiété, tendance dépressive voire suicidaire, réduction de la libido), ces troubles sont souvent associés au vocable d’hypersensibilité électromagnétique ou d’électrohypersensibilité (EHS). Un rapport de l’ANSES [14] (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) met en évidence la grande complexité de la question de l’électrohypersensibilité (EHS), tout en concluant, en l’état actuel des connaissances, à l’absence de preuve expérimentale solide permettant d’établir un lien de causalité entre l’exposition aux champs électromagnétiques et les symptômes décrits par les personnes se déclarant EHS.

Par ailleurs, elle que la souffrance et les douleurs exprimées par les personnes se déclarant EHS correspondent à une réalité vécue les conduisant à adapter leur quotidien pour y faire face. La variabilité individuelle et biologique fait que nous ne réagissons pas tous de la même façon aux différentes composantes de notre environnement, champs électromagnétiques compris. [1][13]

On expérimente, on étudie et on préconise

Les résultats rapportés ci-dessous sont liés à des effets physiologiques plus spécifiques, plus facilement évaluables et ils ont fait l’objet d’études et d’expérimentations, on peut donc accorder à ces résultats un certain crédit scientifique. Les effets physiologiques et les pathologies associés présentés dans ce document sont liés aux valeurs de champs électriques et magnétiques existant de façons réalistes dans les salles de classe. Nous considérons que les élèves ne passent pas leur temps scolaire directement sous les conducteurs d’une ligne très haute tension, donc qu’ils ne sont pas exposées à des champs électriques supérieurs à 300 V/m. Les effets physiologiques dépendent, comme dit précédemment, de la durée d’exposition, de la valeur des champs électriques et magnétiques et de la fréquence de ces champs. Les effets peuvent être classés selon deux gammes de fréquences, les basses fréquences et les hyperfréquences.

Les études scientifiquement étayées

Un groupe de travail transversal (BioInitiative Working Group) réunissant des scientifiques et/ou universitaires de différentes disciplines à produit un rapport en 2007 mis à jour en 2012 [2]. Celui-ci retient comme possiblement accrus par l’exposition de longue durée aux champs basse fréquences : Les risques de leucémie de l’enfant, de cancer du cerveau, du sein, trouble de l’immunité et surtout de malade d’Alzheimer.

En 2007, L’OMS [3] évalue le nombre de cas de leucémie infantile due aux champs basses fréquences (pour une exposition supérieure à 0,3 µT à comparer aux 10 µT d’une lampe halogène basse tension) à 100 à 2000 cas/an dans le monde, soit 0,2 à 4,95 % de l’incidence annuelle de cette maladie.

Les recommandations théoriques

En 2010 une synthèse [4] des études publiées entre 1979 et 2008 conclut à la nécessité de revoir les limites d’exposition pour le public. Différents organismes se sont employés à proposer des seuils limites aux valeurs pour le moins dissonants.

  1. L’OMS recommande pour un courant alternatif 50 Hz (alimentation électrique d’une école) [5] pour la population générale.
  • 100 µT pour les champs magnétiques
  • 5000 V/m pour les champs électriques

Ces valeurs limites ne sont basées que sur les effets avérés des champs électromagnétiques, elle ne tient donc pas compte des problématiques actuellement débattues comme l’éventuel risque cancérigène à long terme des expositions de faible intensité, ni des résultats obtenus exclusivement à partir d’expérimentations in vitro ou animales.

  1. Le NRCP, Conseil National américain de Protection contre les Radiations dans son rapport de 1995 [6] propose une réduction progressive l’exposition de la population pour atteindre :
  • 0,2 µT pour les champs magnétiques
  • 10 V/m pour les champs électriques

Le NRCP s’inscrit cette dans le principe de précaution mais ces recommandations nous semblent parfaitement pertinentes.

  1. Le rapport de 2007 de BioInitiative Working Group [2] pour sa part recommande :
  • 0,1 à 0,2 µT pour les champs magnétiques.

Ce qui semble cohérent avec les valeurs du NRCP.

En pratique, je fais quoi pour diminuer les risques?

Nous l’avons vu, le simple fait d’être au voisinage d’une rallonge électrique, nous expose au-delà des valeurs limites conseillées par certains experts. Si on veut appliquer le principe de précaution dans nos classes il faut :

  • Avoir une installation électrique correctement raccordée à la terre (ce qui devrait être le cas dans tous les établissements recevant du public, à vérifier).
  • Éviter le chauffage électrique par le sol.
  • Essayer de supprimer toutes les rallonges et multiprises et leur préférer les canalisations électriques encastrées dans les murs ou enterrées.
  • Débrancher tous les câbles d’alimentations des appareils dès qu’ils ne servent pas car même pour un appareil à l’arrêt le câble d’alimentation est source de champs électromagnétiques. (Ne pas se fier aux blocs de prises multiples équipés d’un interrupteur, ce dernier ne coupe souvent qu’un seul des deux conducteurs électriques).
  • Éloigner physiquement les câbles alimentés des occupants des classes (les champs électromagnétiques décroissent rapidement avec la distance (cf tableau « Quelles sources de rayonnements électromagnétiques dans les classes ? »).
  • Éviter les lampes halogènes basses tension.
  • Préférer les écrans plats aux anciens écrans à tube cathodique que l’on trouve encore dans quelques écoles.

Exposition aux champs électromagnétiques radiofréquences et hyperfréquences (au-delà du GHz) (certains éclairages et appareils communiquant )

Comme pour les champs basses fréquences, les études et observations sont contradictoires

Les études scientifiquement étayées

Une étude expérimentale hollandaise [7] rapporte quelques modifications psycho-cognitives de faible intensité, mais néanmoins statistiquement significatives, lors d’une exposition de 45 minutes minant l’exposition liée à des antennes relais de téléphonie mobile.

Il est important de ne pas s’arrêter aux valeurs des champs électromagnétiques émis par ces sources, qui dépendent de la distance et des facteurs locaux mais il faut aussi considérer qu’elles sont permanentes contrairement à l’usage du téléphone lui même qui est ponctuel.

Une première étude anglaise [8] rapporte une augmentation du nombre de leucémie chez l’adulte dans les 2 km autour d’un émetteur de TV-FM, suite à ces résultats une seconde étude [9] menée par la même équipe sur l’ensemble des émetteurs de Grande-Bretagne n’a pas confirmé cette augmentation dans un rayon de 2 km, en revanche ces résultats contradictoires doivent amener à réfléchir sur l’existence de facteurs locaux qui pourraient amplifier ou, au contraire, minimiser le risque lié à l’exposition aux radiofréquences.

Le plus inquiétant, à ce jour, est l’augmentation du risque de certaines tumeurs qui pourraient être liées à l’utilisation sur une longue période du téléphone mobile :

En 2003, une étude suédoise [10] à la méthodologie irréprochable rapporte un risque accru :

  • De neurinome de l’acoustique une tumeur rare de la gaine du nerf cochélo-vestibulaire qui reste généralement bénigne mais qui peut provoquer des compressions cérébrales dangereuses.
  • D’astrocytome, autre tumeur cérébrale susceptible de se cancériser.

Ces résultats sont confirmés par d’autres études de 2006 [11] ajoutant même le risque d’astrocytome dit « de haut grade » (tumeur maligne) avec l’utilisation du téléphone mobile mais aussi du téléphone sans fil (ces deux types de téléphones utilisant les technologies de l’époque, depuis des progrès ont été réalisés avec l’arrivée de la 3 g et 4 g cf le tableau du paragraphe Quelles sources de rayonnements électromagnétiques dans les classes ?)

En 2010 les conclusions programme INTERPHONE [12], piloté par le Centre International de Recherche sur Cancer CIRC suggèrent une augmentation du risque de gliome pour les utilisations de téléphone portable supérieur à 30 minutes par jour en communication audio. Mais le programme INTERPHONE se refuse à conclure à une quelconque interprétation causale en raison de biais et d’erreurs… auxquels on pourrait peut-être rajouter le fait qu’une partie non négligeable du financement du programme proviendrait des industriels de la téléphonie mobile.

Quid des wifi, Bluetooth, NFC… à ce jour nous ne disposons pas d’étude à la méthodologie correcte montrant le caractère pathogène de l’utilisation de ces technologies, la mesure des champs électromagnétiques générés par les appareils utilisant ces moyens de communication montre des valeurs assez faibles. Cependant il ne faut pas oublier que si faible soit-ils les champs électromagnétiques radiofréquences et hyperfréquences de nos appareils communiquant s’ajoutent à ceux déjà présents dans notre environnement généré par :

  • Les antennes relais de téléphonie
  • Les émetteurs TV et radio
  • Les lampes fluo-compactes

En pratique, je fais quoi pour diminuer les risques?

Nous n’avons que peu de prise sur les champs électromagnétiques radiofréquences et hyperfréquences provenant de sources externes comme les antennes relais de téléphonie mobile ou les émetteurs TV ou radio, il faut intervenir sur l’implantation de ces sources, avant l’implantation ou en faisant déplacer ces sources. Si vous pensez que votre établissement scolaire est situé trop près de l’une de ces sources vous pouvez demander une mesure des champs électromagnétiques dans vos salles de classe afin de pouvoir justifier une action.

Penchons nous maintenant sur les actions que nous pouvons mener facilement dans nos classes :

  • Éviter les lampes fluocompactes
  • Appliquons le principe de précaution et faisons installer les bornes wifi à distance des élèves, il est aussi possible de paramétrer des heures de fonctionnement du wifi.
  • Toujours en application du principe de précaution, sur les terminaux contemporains (tablettes, ordinateurs portables…) il faut demander aux élèves de couper wifi et Bluetooth dès qu’ils n’en n’ont plus l’utilité.
  • Éduquer les élèves au sujet de l’usage du téléphone portable :
    • Acheter des téléphones à faible DAS même ce seul critère est un peu réducteur.
    • Ne s’en servir que quand les conditions de réception sont bonnes
    • Éviter de l’utiliser quand on est mouvement
    • Éviter de porter le téléphone portable sur soi
    • Éviter les usages fréquents et de longue durée chez les femmes enceintes et les enfants
    • Éloigner l’appareil de la tête de quelques cm
    • Éviter de le tenir près du visage et particulièrement près des yeux
    • Ne pas laisser son mobile en veille près du lit pendant la nuit
    • L’utilisation des oreillettes « acoustiques » dite aussi « stéréoscopiques » diminue beaucoup l’exposition cérébrale.

Conclusion

Comme vous avez pu le voir quelques études étayées montre l’existence de risques sanitaires liés aux ondes électromagnétiques qu’elles soient de basses fréquences ou de hautes fréquences. Il faut essayer d’avoir une vision la plus holistique possible en essayant de tout considérer dans nos classes et non de se centrer sur un seul des éléments susceptibles d’émettre des ondes électromagnétiques.

Le réfrigérateur présent dans nombre d’écoles primaires mais aussi dans les labos de SVT dans le secondaire est un exemple de ces sources rarement prises en compte dans le cadre de l’application du principe de précaution (pour rappel le champ électrique géré par un réfrigérateur est de 120 V/m à 30 cm, à comparer aux 0,3 V/m d’une borne wifi, mais il faut aussi tenir compte des fréquences différentes d’émission de ces deux objets, et surtout le nombre de ces sources dans une classe où 30 élèves peuvent par exemple utiliser une tablette en wifi).

Il faut aussi veiller à avoir un esprit critique face aux affirmations des partisans et opposants d’une technologie car leurs affirmations ne sont pas toujours étayées par des travaux à la méthodologie exemplaire.

Que retenir? :

  • Certaines personnes sont plus sensibles que d’autres aux ondes électromagnétiques
  • Certaines études ont montré des liens de causalités entre pathologies et certaines ondes électromagnétiques dans certaines conditions mais ce n’est pas généralisable.
  • Les ondes électromagnétiques sont présentes dans tout notre environnement
  • Qu’il est impératif de se méfier des lignes électriques même domestiques, des usages intensifs du téléphone portable, de certaines lampes
  • Qu’il est prudent d’appliquer raisonnablement le principe de précaution (c’est-à-dire sans retour à l’âge de pierre).

Pour aller plus loin

je vous encourage vivement à lire le document de référence écrit par le Dr Pascale Choucroun qui a servi à la rédaction de cet article.

https://www.chu-brest.fr/documents/10156/108763/6+%3D+pollution+EM+final.pdf

Références

[1] http://www.bbemg.ulg.ac.be/files/FR/EHS.pdf

[2] http://www.bioinitiative.org/table-of-contents/

[3] http://www.who.int/peh-emf/publications/facts/fs322/fr/

[4] http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/20451240

[5] http://www.who.int/peh-emf/about/WhatisEMF/fr/index4.html

[6] http://www.salzburg.gv.at/ncrp_draft_recommendations_on_emf_exposure_guidelines_1995.pdf

[7] http://www.salzburg.gv.at/tno_study_2003.pdf

[8] http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/8982016?dopt=Abstract

[9] http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/8982017?dopt=Abstract

[10] http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/12527940?dopt=Abstract

[11] http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/12527940?dopt=Abstract

[12] http://www.iarc.fr/fr/media-centre/pr/2010/pdfs/pr200_F.pdf

[13] Bonnet-Belfais, M., Lambrozo, J., Souques, M., Piotrowski, A., & Tossa, P. (2017). Énergie et intolérances environnementales: électro-hypersensibilité, syndrome éolien, qu’en est-il vraiment?. Environnement, Risques & Santé, 16(2), 141-150.

[14] Avis de l’Anses (2018) Hypersensibilité électromagnétique ou intolérance environnementale idiopathique attribuée aux champs électromagnétiques https://www.anses.fr/fr/system/files/AP2011SA0150Ra.pdf