Atelier : Aiguiser l’esprit critique des étudiants

Information

  • Auteurs : Philippe Dessus, LaRAC & Espé, Univ. Grenoble Alpes & Romain Laurent, DAPI, Univ. Grenoble Alpes.
  • Date de création : Octobre 2018.
  • Date de modification : 23 mai 2019.
  • Statut : Terminé.
  • Résumé : Ce document décrit le travail de Lacot, Blondelle et Hainselin (2017), visant à aiguiser l’esprit critique des étudiants à partir de quelques énoncés de cours décrivant des connaissances factices.
  • Voir aussi : Le Document Atelier : Les effets de la comparaison sociale de connaissances.
  • Licence : Document placé sous licence Creative Commons : BY-NC-SA.

Introduction

Un présupposé des étudiants particulièrement prégnant, et gênant pour leur compréhension du savoir enseigné, est qu’ils considèrent l’enseignant “comme détenteur d’un savoir absolu ne pouvant être discuté, une figure autoritaire qui est crainte” (Lacot et al., 2017, p. 10). Là encore, cette attitude n’est pas uniquement dépendante d’une “relation au savoir” des étudiants, mais aussi des relations interpersonnelles qu’ils ont pu mener avec leurs enseignants successifs, depuis la maternelle.

Il peut être fructueux de leur donner les moyens de questionner ce rapport aux enseignants et à la connaissance, par le biais du dispositif suivant. L’enseignant commence par se présenter en mettant en avant son expertise, son haut niveau de connaissances et sa grande réussite académique (v. pp. 4-5 de l’article de Lacot et al., 2017). Ensuite, il présente une diapositive sur laquelle est décrite un concept faux (dans le cas de Lacot et ses collègues, le syndrome de Shankly, en psychologie, mais cela est bien sûr adaptable en fonction du domaine). La fin de la présentation dévoile le subterfuge et son but : faire réfléchir l’auditoire sur son rapport à la connaissance et aux enseignants.

Tâche

Le but du groupe est de réaliser puis présenter 2 diapositives illustrant ce qui a été compris à la lecture de l’article de Lacot et al. La première présente des aspects plus théoriques et la deuxième présente des suggestions d’application en cours.

  1. Lire rapidement l’article de Lacot et ses collègues (2017), plus particulièrement les pp. 2-6.
  2. Résumer le protocole décrit dans l’article : ce que les étudiants ont dû faire au premier cours : information sur le syndrome de Shankly, et lors du premier TD.
  3. Réfléchir à l’applicabilité de ce protocole dans votre domaine. Déterminer rapidement un faux concept et une manière de le présenter à vos étudiants. Que faudrait-il éventuellement changer dans le protocole décrit dans Lacot et ses collègues ? Quel type de débat peut-il s’engager à la suite de cette présentation ? Par exemple : quels sont nos biais cognitifs qui nous empêcheraient d’exercer notre esprit critique dans cette situation ? Quelles conclusions et principes d’action peut-on formuler pour l’exercer ?

Références